Emilie Roch

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Bilan : première année d’auto-édition

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Lykaios fête son premier anniversaire. Je suis heureuse de m’être lancée dans cette aventure. Lors de mes premiers pas dans l’auto-édition, plusieurs articles de blog m’ont aidée à comprendre les rouages d’Amazon. C’est à mon tour de faire mon retour d’expérience !

Je vais vous dévoiler quelques chiffres et analyses sur les ventes de Lykaios, ainsi que mon avis sur les différentes plateformes que j’ai testé (Amazon, iTunes et Kobo) et le programme KDP Select.

Alors, que s’est-il passé en un an d’auto-édition ?

Pourquoi un bilan ?

Quand je me suis lancée dans l’auto-édition, j’ai été aidée par plusieurs témoignages d’auteurs ayant suivi le même parcours. Pour ma part, c’est le site de Florence Cochet qui m’a le plus apporté, en tant que « tuto de l’autoéditeur ».

J’estime que c’est à mon tour de faire mon retour d’expérience pour qu’il puisse servir à d’autres auteurs.

Pour changer des nombreux tutoriels présents sur Internet, j’ai choisi de partager le résultat de mes ventes et mon avis sur les différentes plateformes et promotions testées.

Objectif accompli !

Entre le 26 mai 2016 – première date de publication de Lykaios sur Amazon – et le 26 mai 2017, j’ai accompli mon objectif : vendre plus de livres que je n’ai d’amis sur Facebook.  😀

139 exemplaires de Lykaios ont été vendus sur les plateformes d’Amazon, de Kobo et d’iTunes. Encore plus agréable : deux commentaires ont été postés sur Amazon, très largement positifs.

Ventes sur les diverses plateformes

Bilan

Petit historique : Lykaios était exclusivement en vente sur Amazon de fin mai 2016 à fin novembre 2016 dans le cadre de KDP Select. Passé ce délai, j’ai intégré mon roman à deux autres plateformes : Kobo/Fnac et iTunes.

Mon ressenti sur ces deux plateformes :

  • Kobo est simple d’utilisation. Il permet de programmer des promotions.
  • iTunes détient la palme de la complexité. Déjà, si vous n’avez pas d’appareils Mac, il est tout simplement impossible d’ajouter un livre sur iTunes sans utiliser de moyens détournés (plateforme spécifique ou machine virtuelle). Ensuite, le paramétrage du compte iTunesConnect / iTunesAuthor est franchement coton, surtout les données administratives.

Vous observerez dans le graphique ci-dessous un résultat sans appel : Amazon est au-dessus en terme d’exemplaires vendus sur la période Novembre 2016 à Mai 2017.

graphique représentant les ventes de livres sur un an

Les ventes mirobolantes 😉 de Lykaios

Analyse

L’analyse des ventes par plateforme montre la dominance d’Amazon, et, à ce stade, on peut se demander s’il est intéressant de tenter Kobo et iTunes. Pour Kobo, je réserve mon jugement. Pour iTunes, au regard de sa complexité et du nombre de ventes réalisées (2 ventes sur 6 mois), il me paraît clair que c’est une perte de temps.

Mon expérience en auto-édition étant nulle, je ne sais pas comment interpréter le pic observé de mai à août. Est-ce le pic normal de ventes d’un nouveau livre (suivi d’un essoufflement logique dû à l’absence de nouveauté) ou un pic saisonnier observé tous les ans pendant les vacances scolaires ? Affaire à suivre pour le bilan des deux ans 🙂

KDP Select VS ventes directes

bilan Kdp Select

Au départ, je me suis inscrite sur KDP Select parce que ça me donnait la possibilité de participer au concours d’écriture « Les Plumes francophones ». D’un point de vue personnel, je préfère en effet éviter les situations de monopole et l’inscription sur KDP Select nécessite que le livre soit exclusivement présent sur Amazon.

Les avis sur Internet sont partagés. Les blogs apportent des résultats véritablement mitigés, entre les avis uniquement orientés sur les promotions offertes avec KDP Select et des retours d’expérience qui semblent majoritairement négatifs.

Bon, mais mon bilan KDP Select alors ?

Un bilan financièrement intéressant

Les redevances KDP Select ont représenté 63 à 80 % du total des redevances perçues (je n’ai pas pris en compte le mois de mai 2016 qui ne vaut en fait que 4 jours). L’essai est donc très positif pour moi.

Diagramme à barres montrant la part de la redevance KDP Select et celle des ventes directes.

Bizarrerie de KDP Select : les versements continuent quatre mois après la fin de programme.

Des promotions pas terrible

En s’inscrivant au programme, Amazon nous laisse la possibilité de choisir une promotion parmi deux disponibles :

  • Kindle Countdown Deals : livre à prix réduit sur Amazon.com sans perte de redevances
  • Promotion Livre gratuit : comme son nom l’indique, votre livre devient gratuit sur une période donnée.

Kindle Countdown Deals

Kindle Countdown Deals est tout simplement à jeter aux oubliettes (pour toujours, toujours, toujours…). La promotion n’est valable que pour les sites américains et anglais d’Amazon et les anglophones se fichent royalement des livres en français.

Cette promotion est clairement issue de la version anglaise de Kindle, sans volonté de la part d’Amazon de l’adapter au marché français.

Livre gratuit

Le livre gratuit me laisse dubitative. Lors d’une promotion, il y a effectivement de nombreuses acquisitions, mais je ne sais pas juger si c’est bien ou mal.

Les pages lues d’un livre gratuit comptent-elles pour les redevances KDP Select ? A priori, non.

Ai-je constaté une augmentation de ventes, de commentaires ou de followers sur Facebook ? Non.

Le bilan de la promotion « Livre gratuit » me paraît négatif. D’autant plus qu’il y a lieu de s’interroger sur le concept même d’un livre gratuit. J’ai travaillé dur (et longtemps) pour finir Lykaios. Est-ce que dix ans d’écriture et de ré-écriture ne valent rien ?

Je préfèrerai un système de prix variable où le lecteur fixe un montant à sa convenance après avoir lu le roman (prix « braderie » à 1 €, prix « bouquiniste » à 4 € et prix « libraire » à 11 € par exemple).

Quoi d’autre ?

En quatre points :

  1. Je n’ai pas gagné au concours d’écriture « Les plumes francophones ». Vu le nombre de participants, ça ne m’étonne guère 😉
  2. J’ai vendu un exemplaire de Lykaios à un lecteur ou une lectrice canadien-ne. Je suis donc une auteure internationale :-p
  3. Lykaios a été piraté en avril 2017 : les DRM ne servent à rien.
  4. J’ai tenté l’achat d’espace publicitaire sur le site Booknode. Cela s’est traduit par sept acquisitions, une remarque négative, une remarque positive, et peut-être 44 nouveaux lecteurs. Gros bémol cependant : difficile de savoir si le montant investi dans l’espace publicitaire va être amorti par les ventes supplémentaires.
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  1. Pierre

    Bonjour. Je vous remercie pour ces commentaires.

  2. cahen

    Merci pour ce bilan ; je suis dubitative sur le fait de publier sur amazon et ce ne serait que pour participer aux plumes Francoph marieones. tout cela me semble demander beaucoup d’energie pour une résultat en terme de lecteurs potentiels pas vraiment assuré… si en plus vous me dites que le nombre de participants à ce concours est énorme et que la probabilité d’être vu/lu est réduite, je m’interroge….

    • Emilie Roch

      Bonjour,
      S’il s’agit de s’inscrire sur Amazon juste pour le concours des Plumes francophones, à titre personnel, je ne le ferais pas : beaucoup de concurrence, un prix basé notamment sur la popularité du titre (donc si on ne vend pas beaucoup, cela ne sert en rien) et des critères plus durs pour participer à la nouvelle édition (notamment avoir des exemplaires papier…).

  3. Florence

    Contente d’avoir pu vous aider. :o)

  4. Bonjour,
    J’ai fait l’expérience de vendre un livre du domaine public déjà vendu avec une couverture qui rappelle des éditions plus classiques et cela marche. J’ai commis un petit aide-mémoire qui se vend peu, mais pas moins que les autres, maigre consolation.
    Peut-être qu’une autre couverture aurait un meilleur impact, par une sorte de « proximité visuelle » avec une collection ou un best-seller du genre.
    D’autre part, la typo est importante : on interprète les non-conformités parfois inconsciemment.
    (les tirets pour les dialogues, les insécables,…).

    • Emilie Roch

      Bonjour,
      C’est vrai que se lancer dans l’auto-édition, c’est aussi se lancer dans un travail de « publicité » que l’on ne maîtrise pas forcément…

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